Viens donc t'évader par ici !

LE PREMIER CHAPITRE EST TERMINE !!! LE DEUXIEME CHAPITRE COMMENCE !!!


Comme vous le savez peut-être déjà, il m'arrive de raconter des histoires. La plus réussie reste les aventures de Sith Mornis et de la Caravane de la Mort. Il s'agit d'une histoire qui se déroule dans le Monde de Warhammer en l'an de grâce 2 000 du Calendrier Impériale, à l'époque de l'Empire en flamme et de Mordheim.

Pour être plus précis, il s'agit d'une partie de jeu de rôles. Elle débuta en Janvier 2007 et continue à présent. J'ai décidé il y a près d'un an de retranscrire la saga par écrit.

L'heure d'entrer dans la Cité des Damnés est arrivée :

Prologue :

- Partie 1
- Partie 2
- Fin

Chapitre I : Bienvenu en Ostermark

- Débarquement au Havre de Sigmar
- La quête du runiste
- Town Cryer n°17
- Quelque part dans les ténèbres
- La mission
- Rencontres à l'auberge de la Comète à Deux Queues
- Veillée Nocturne
- Virevoltant
- Prise de conscience
- La Cabane du Vieux Gardien
- La Diseuse de bonnes aventures
- Hell Mutt
- Etranges phénomènes aux Coupes Gorges
- L'embuscade
- Drôle de caillou
- Les vertus du Schnaps
- Le Bijoutier des Coupes Gorges
- Le mutant
- La Porte Nord
- La Peur
- Les égouts
- La Bande d'Hans Ferget
- Sortir de l'Enfer


Chapitre II : Les Bubons Damnés ou Le Havre de Nurgle

- Le troisième Oeil (Nouveau)
- Le Repos des Guerriers (Nouveau)
- La Loyauté (Nouveau)
- Rapports en tout genre (Nouveau)
- Soirée de Fête et autres Bizarreries (Nouveau)

JE VOUS SOUHAITE UNE BONNE LECTURE !!!


# Posté le samedi 01 novembre 2008 12:10

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 10:48

La misère... C'est ça :

1
2
3
4
5
6


Voilà un enfant est mort de faim quelque part dans le monde... Pensez-y...



La misère... C'est ça :

# Posté le mardi 17 novembre 2009 04:25

Là où vont nos impôts....

Voilà ce qu'on dépense pour faire venir des chefs d'états :

moquette : 91 500 ¤
jardinière : 194 900 ¤
fond de scène : 136 000 ¤
douche provisoire pour not président : 245 572 ¤ (oui vous avez bien lu !)
diner 200 personnes : 1 010 256 ¤

J'aurais voulu que mes 1 741 ¤ d'impôts aillent pour les routes, l'éducation, la santé, la solidarité, le soutien à l'emploi. Pas à ces conneries !

Là où vont nos impôts....

# Posté le mercredi 28 octobre 2009 19:26

Ma blogosphère

*************************************************************************************************************************
*******************************************************Epikhan*********************************************************
*************************************************************************************************************************
*******************Visionsofkhan*****************************************************Gothikhan**********************
*************************************************************************************************************************
****************************Withkhan********************************************Kellkhan*****************************
*************************************************************************************************************************
****************************************************Magikhan*****************************Tristkhan*****************
*************************************************************************************************************************
****************************Archikhan*******************************************Dracokhan***************************
*************************************************************************************************************************
*********************Therkhan********************************************************Bellakor**********************
*************************************************************************************************************************
*****************************************************Wizardkhan*******************************************************
*************************************************************************************************************************

Ma blogosphère

# Posté le lundi 17 août 2009 04:56

Modifié le lundi 17 août 2009 05:32

RIEN....

Je vous l'avais dit qu'on était au pays de la démocratie bananière...

En réalité tous les bons jobs sont détenus par les mêmes depuis des lustres. Le système des grandes écoles élitistes où il faut pallier le manque d'une certaine rigueur théorique a entraîné la prise de pouvoir des mêmes personnes à ces hauts postes depuis leurs créations à l'époque d'un certain Napoléon qui les avait mises en place.

Aujourd'hui, les DRH de la plus part des grands groupes et des PME recrutent toujours sur les mêmes critères. Et c'est avec une habileté et une aisance communicative certaine qu'ils jouent sur les mots en vous vendant leurs visions de la diversité. Les diplômés des grandes écoles sont plutôt issus des classes sociales aisées. Ils suivent un cursus qui est sélectif à l'entrée mais qui l'est beaucoup moins à la sortie. L'échec aux examens est plutôt rare. Cela s'explique par le fait que ces étudiants ont à leur disposition un encadrement meilleur et des moyens importants (environs 15 000 ¤ par étudiant et par an). La sélection se fait par le passage d'un concours à l'entrée d'une école. Plus l'école est prestigieuse, plus le concours est relevé. Cependant, ces étudiants passent plusieurs concours d'entrées et ils finissent par intégrer une école ou une autre car le nombre de places est suffisant. Pour les écoles de commerces, il faut en général, payer son droit d'inscription (assez cher d'ailleurs et ainsi acheter son diplôme). L'objectif de ces écoles est de former des ingénieurs ou des commerciaux dont le niveau est celui du bac+5.

Le deuxième système est celui de l'université. Les étudiants sont plutôt issus des classes sociales moyennes voir ouvrières (moins de 5 % des bac+5, j'en fais parti !). Plus de 30 % des étudiants de l'université sont boursiers sur critères sociaux. Dans la plupart des filières, le seul critère d'entrée est le diplôme du bac ou de son équivalence, j'ai dénommé le DAEU. Chacun sait que le taux de réussite de plus de 80 % au bac entraîne une baisse du niveau des étudiants en fac. En effet, les meilleurs sont recrutés dans les filières sélectives : les prépas des grandes écoles, les BTS dans les lycées ou encore les DUT de l'Université. Les autres, pas forcément les plus mauvais vont à l'université. La plupart voulaient faire des études courtes et techniques, mais faute d'avoir été choisi dans les filières sélectives ils ont dû se résigner à suivre un cursus long et général. D'autres veulent devenir enseignant ou chercheur, avocat, ou encore intégrer un cursus de médecine ou de pharmacien, ou alors passer des concours de la fonction publique. Très peu sélective à l'entrée, l'université est souvent choisie par dépit et par défaut. Mais l'université n'en reste pas moins une école très sélective à l'arrivée. En effet, les taux d'échec sont monstrueux; seuls les meilleurs résistent et obtiennent leurs diplômes. Les gens qui sortent Bac+5 de l'Université ne sont donc pas n'importe qui et encore moins des gens qui auraient eu de la chance. Malheureusement ce n'est pas une information reconnue en France. Ce dont on ne parle jamais, c'est que plus de la moitié des formations de l'université sont des formations dîtes professionalisantes, c'est à dire dans lesquelles on apprend un métier. Même dans des filières générales comme l'informatique, la biologie, la chimie, la physique, les sciences en générale, il y a des stages en entreprises, des cours de pratiques pour apprendre un métier, des cours de communications pour apprendre à rédiger des rapports, écrire des lettres, présenter des résultats à l'oral, des projets à mettre en place entre étudiants etc..

Le système des écoles forment 40 % des bac+5, l'université forme 60 % des bac+5. Au départ, les écoles intègrent 15 à 20 % des étudiants (en augmentation) tandis que l'université accueille le reste c'est à dire : entre 80 et 85 % (en diminution). Ce qui prouve que les diplômes des universités sont biens plus difficiles à décrocher. Pourquoi ? Les moyens sont beaucoup moindres, un encadrement plus faible (il manque 17 000 postes d'enseignants à l'université), des moyens sont plus faibles, de l'ordre de 3 000 ¤ par étudiant par an soit plus de deux fois moins qu'un lycéen ! La plupart des étudiants salariés sont à l'université et ont des taux de réussite largement en deçà des autres. Il faut aussi dire que l'aide de la famille a son importance. En effet, 75% des étudiants en écoles sont fils d'ingénieur ou de prof. Alors qu'est ce qui est le plus méritant ? être riche et réussir dans une écoles dîtes prestigieuses ? Ou alors être pauvre et réussir dans une université ? Pour moi la réponse est évidente : être pauvre et réussir dans une université c'est tout aussi bien qu'être riche et réussir dans une grande école.

Le problème est qu'il existe un déséquilibre important en ce qui concerne l'insertion professionnelle. Pourquoi certaines entreprises recrutent leurs bac+5 entre 50 à 100 % des étudiants des mêmes écoles prestigieuses ? Pourquoi ne recrutent-elles que de 0 à 50 % d'universitaires ? Il y a ceux qui disent que les bac+5 des écoles sont mieux formés à l'entreprise que les universitaires et ceux qui disent que les universitaires sont d'éternels étudiants complètement à côté des réalités de l'entreprise et de la vraie vie.

Cela ne tient pas debout ! Il n'y a pas plus scolaire que les écoles d'ingénieurs ! Assis sur le cul d'une chaise pendant 2 ans à gratter comme des malades les écrits d'un tableau noir dans un lycée. On vous apprends alors que vous appartenez à une caste : l'élite de la nation, on vous apprends la compétition entre les individus, on vous apprends à devenir des jeunes cadres dynamiques dont la seule chose importante est de faire du fric en un minimum de temps sans forcément respecter vos collègues. On vous apprends le concret, l'application pas forcément la théorie barbante qui se cachent derrières certaines applications mais qui pourraient peut-être être la clef de beaucoup de compréhension. Il n'y a quasiment pas de pratiques durant ces deux premières années. C'est du bourrage de crâne, le rythme est très intense et il faut vivre comme une taupe sans jamais pouvoir sortir de chez soi. Les trois années qui suivent permettent la pratique au sein d'entreprises en faisant un stage chaque année, de 3 à 6 mois. Mais le formatage continue...

A l'université, on vous donne les clefs de la compréhension, de l'esprit critique et de la débrouillardise. En effet, les cours sont donnés de manière informative. C'est à chaque étudiant d'établir sa méthode de travail, d'aller chercher des informations ailleurs, et même d'organiser son travail. Bref ce n'est plus le lycée car les profs ne sont pas là pour vous donner des devoirs ; c'est à vous de vous débrouiller pour apprendre à apprendre. A l'université, Il y a moins de cours, plus de pratiques durant les 2 premières années. Il y a également des stages à partir de la 3 ème année de 2 mois à 1 an selon les universités et les filières. Les programmes dans les filières équivalentes sont les mêmes dans les deux systèmes. Parfois, pour les écoles intégrées aux universités, les cours et les profs sont les mêmes !

Alors pourquoi les "fils à papa" des grandes écoles ont-ils le droit d'avoir un boulot avant même de quitter leur école ? Pourquoi les entreprises recrutent toujours ces types de profils et plus rarement les universitaires ? Pourquoi les bac+5 des universités sont-ils payés jusqu'à 8 000 ¤ de moins par an que ceux des écoles ? Pourquoi y a t-il plus de 11 % de chômeurs chez les bac+5 universitaires contre 6 % pour ceux des écoles ? Pourquoi avec un bac+5, un jeune universitaire se trouve dans 35 % des cas dans une situation d'exclusion du monde du travail 3 ans après l'obtention de son diplôme alors qu'ils ne sont que 2% dans le cas des grandes écoles ?

J'ai postulé il y a quelques temps à une annonce. Et j'ai été refoulé par le pôle emploi parce que je ne correspondais pas aux critères établies par l'entreprise. J'avais les compétences mais pas les "critères". Voilà c'est de ça qu'il s'agit, et c'est ça qui m'énerve. En France, il y a des gens qui ont du talent mais comme ils ne correspondent à aucun critère établi par les entreprises, ils se retrouvent sur le carreau sans perspectives, sans propositions, sans rien. C'est du gâchis tout simplement.

Et ce qui m'énerve encore plus, c'est quand un petit con qui n'a jamais été foutu de prouver quoique ce soit, mis à part qu'il ne savait pas conduire un scooter, se retrouve parachuter sur des postes à hautes responsabilités parce que c'est le fils de machin... Il n'est même pas diplômé en plus.

Oui mais il a été élu... Ben oui, il a été parachuté sur une liste électorale et comme on vote pour une liste et qu'il est dans les premiers sur la liste, il a été élu. Mais qui l'a mis en tête de liste ? le pape ? Non la machine à élire du parti ! Et le parti c'est lui !

Ça m'énerve encore plus !
RIEN....

# Posté le mardi 13 octobre 2009 12:49

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 16:53

Devinette :


A votre avis : Quel groupe musical joue cette version ?

La réponse ici ou en fin de vidéo.


# Posté le dimanche 09 août 2009 16:32

Méfiez vous des chiffres dans les discours politiques...

Les statistiques, un service public détourné

par Marion Selz [02-09-2009]
Domaine : Société
Dossiers : Statistiques en société
Mots-clés : société civile | statistique | pouvoir | gouvernement

Un ensemble anonyme de fonctionnaires issus de la recherche publique et spécialistes de la statistique font état des pressions gouvernementales au sujet des résultats chiffrés qu'ils produisent dans leurs services respectifs. Clair et pédagogique, l'ouvrage ouvre l'accès aux méthodes de production des statistiques publiques.

Recensé : Lorraine DATA, Le grand truquage – Comment le gouvernement manipule les statistiques, Paris, La Découverte, Mai 2009, 182 p., 13 ¤.

Le collectif auteur de cet ouvrage rassemble des fonctionnaires issus de la recherche publique et spécialistes de la statistique. Ils font état des pressions gouvernementales qu'ils ressentent au sujet des résultats chiffrés qu'ils produisent dans leurs services respectifs. Leur anonymat s'explique par le devoir de réserve auquel ils sont soumis.

Selon le Petit Robert, le mot Statistique est apparu au XVIIIe siècle, et a pour étymologie statisticus en latin : « relatif à l'état », de l'italien statista : « homme d'État » et désigne l'« étude méthodique des faits sociaux, par des procédés numériques (classements, dénombrements, inventaires chiffrés, recensements), destinée à renseigner et aider les gouvernements. » On pourrait donc attendre de nos gouvernants qu'ils utilisent effectivement les statistiques comme outil d'aide à l'analyse et à l'évaluation des politiques publiques et comme outil d'aide à la décision. Cet ouvrage montre que bien au contraire, le gouvernement actuel, et en particulier l'actuel président de la République renversent cette logique en contrôlant l'information statistique avec l'objectif de justifier la politique menée. Autrement dit, au lieu d'utiliser les statistiques pour mieux gouverner, le gouvernement les manipule pour tenter de convaincre a posteriori de l'efficacité de sa politique.
Quatre grands types de manipulation sont dégagés dans l'ouvrage au fil de sept exemples exposés en détail et correspondant à des problèmes très présents dans l'actualité et les débats de société. Tous coïncident avec des objectifs proclamés par Nicolas Sarkozy pendant sa campagne présidentielle. Pour chacun d'entre eux, les auteurs démontrent avec clarté comment le gouvernement s'arrange pour faire croire que ses objectifs sont atteints alors qu'il n'en est rien.

1) La première manière d'utiliser des chiffres à mauvais escient consiste à décrire un phénomène multidimensionnel à l'aide d'un indicateur unique, choisi « astucieusement ». Par exemple, la seule évolution de l'indice des prix est couramment considérée comme mesure suprême de l'évolution du pouvoir d'achat, alors que cette évolution dépend aussi de celle des revenus.

La réduction de la pauvreté, conforme aux promesses électorales, est également obtenue par le type de manipulation qui consiste à choisir l'indicateur le plus adapté aux conclusions recherchées. La mesure de la pauvreté repose sur un dénombrement de ceux que l'on considère comme pauvres en fonction d'un seuil de revenus. Un léger déplacement de ce seuil a un effet radical sur le nombre de personnes comptabilisées comme pauvres. Alors qu'un indicateur de la pauvreté reconnu internationalement a « l'inconvénient majeur de rester stable, le gouvernement a choisi d'évaluer son action à l'aune d'un [autre] indicateur qui a la particularité d'avoir enregistré une baisse continue au cours de ces dernières années » (p. 103). Ainsi, pendant que le taux de pauvreté établi selon les critères internationaux est passé de 12,5% à 12,1% de 2000 à 2005, celui qui suit les critères du gouvernement est passé dans la même période de 12,5% à 9,7%. On voit que le second est nettement plus flatteur pour le gouvernement. De plus, ces deux comptabilités réduisent la pauvreté à sa seule dimension monétaire, évacuant le fait que les conditions d'existence s'aggravent pour les plus pauvres.
Concernant l'immigration, « l'objectif fixé par le président de la République est clair : à terme, l'immigration économique devra représenter 50% du flux total des entrées... quand elle n'est aujourd'hui que de 7% » (p. 138). L'objectif est accessible en diminuant l'effectif qui sert de référence au dénominateur et en augmentant le numérateur du rapport à partir duquel est réalisé le calcul : plusieurs types d'étrangers ne sont pas comptés parmi l'ensemble des entrées, comme les réfugiés politiques, les malades, certains étudiants... mais des saisonniers et quelques autres ne restant que quelques mois seraient ajoutés aux entrées « économiques ».

2) Une autre façon classique de travestir la réalité sociale, abondamment mise en ½uvre par les politiciens et par le pouvoir, repose sur l'exploitation des moyennes. La moyenne se prête en effet particulièrement aux raisonnements fallacieux dès lors qu'elle résume une variable dont les valeurs sont très dispersées. C'est le cas de l'indice des prix : « les variations de prix sont de moins en moins homogènes depuis 2002. Les ménages aux revenus les plus modestes ont connu une hausse des prix supérieure d'environ 1% à la moyenne, tandis que pour les ménages aux plus hauts revenus, l'inflation a été inférieure à la moyenne (- 0,7%) » (p. 29). De même, l'évolution de la moyenne des revenus cache l'énorme disparité qui existe entre les plus hauts et les plus bas revenus, d'autant plus que certains éléments sont souvent mis de côté, comme les revenus immobiliers complétant les premiers, et le temps partiel aggravant le plus souvent les seconds. On comprend mieux ainsi le paradoxe apparent entre la perception par de nombreux ménages d'une baisse de pouvoir d'achat et la proclamation de son augmentation moyenne.

3) Le changement de catégorisation des faits sociaux et de leur mode d'enregistrement peut donner lieu à des conclusions variées. Lorsqu'il est camouflé au sein d'un indicateur, il constitue lui aussi, une manipulation, dont les auteurs donnent plusieurs exemples.

Pour faire baisser le nombre de chômeurs comptabilisés, un moyen simple et efficace consiste à ne plus considérer comme chômeurs tout un ensemble de personnes qui l'étaient auparavant : « les licenciés économiques signataires des conventions de reclassement personnalisé, puis ceux signataires du contrat de transition professionnelle ; les demandeurs d'emploi créateurs d'entreprise... » (p. 58). C'est ce que certains gouvernements n'ont pas hésité à faire. L'effet est immédiat : le taux de chômage baisse, mais se trouve alors en contradiction avec les résultats de l'enquête Emploi de l'Insee.

De la même façon, les auteurs évoquent une « baisse miraculeuse de la délinquance » (p. 149) dès l'installation de Nicolas Sarkozy Place Beauvau, qu'ils expliquent en partie par la motivation des policiers et gendarmes à répondre aux injonctions de résultats de leur ministre : devenus juge et partie, ils enregistrent différemment les plaintes et déqualifient certains délits en contraventions.
4) L'entretien d'une confusion entre la mesure de l'efficacité d'un service et la mesure de l'évolution d'un phénomène social dont il s'occupe est une autre façon de fausser les résultats d'une politique.
Annoncer que la diminution des faits constatés entre 2002 et 2007 par la police et la gendarmerie (venant en fait principalement de la baisse des vols de véhicules et des cambriolages) est due à l'efficacité de la politique menée sur la période est sans doute abusif : les auteurs suggèrent que la diminution vient peut-être tout autant, voire davantage, d'une meilleure protection des véhicules et des domiciles des particuliers. Au contraire, pendant la même période, le nombre des délits commis par des étrangers augmente assez naturellement avec le renforcement du contrôle de ces derniers selon les consignes du ministre.
À propos des heures supplémentaires si vantées par le gouvernement, le ministère du Travail se garde de mentionner que la forte augmentation de leur volume entre 2006 et 2008 est surtout due à la résorption de leur sous-déclaration en 2006 par les employeurs, qui distinguaient mal les heures normales des heures supplémentaires avant l'entrée en vigueur de la loi TEPA (loi en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat).

Autre exemple du même type : en 2006, Dominique de Villepin, alors premier ministre, « prétend que le CNE (Contrat Nouvelle Embauche) a permis de créer 80 000 emplois supplémentaires en cinq mois. » Malheureusement, fondé sur des déclarations d'intentions et non sur de véritables embauches, ce chiffre s'est avéré beaucoup plus élevé que le nombre d'embauches réellement effectuées.
En plus des manipulations de chiffres, les auteurs dénoncent une pratique de discours non fondés, consistant à omettre volontairement des informations essentielles dans l'évaluation d'un organisme : par exemple, alors que le système d'information de l'Éducation Nationale s'est beaucoup développé ces dernières années, le discours gouvernemental en ignore les aspects détaillés et favorables et se polarise sur un slogan : « nous avons le système éducatif le plus coûteux du monde et le moins efficace » (p. 119), exagérant la réalité et justifiant sa concentration sur la réduction des coûts.

Chacun des sept cas présenté est bien argumenté. En s'attachant à décrire dans le détail les opérations de quantification et d'analyse des faits sociaux concernés, les auteurs évitent l'écueil d'une simplification caricaturale ; les exemples sont exposés avec pédagogie et la prise en compte des problèmes dans toute leur complexité n'est pas un obstacle à la compréhension. L'ouvrage atteint son objectif : il fait la lumière sur les « ficelles » utilisées pour valoriser l'efficacité de la politique exercée. En particulier, l'étude, la plus détaillée, sur le pouvoir d'achat est très convaincante.

Ce livre peut avoir deux effets opposés. Les manipulations décrites sont d'une telle ampleur qu'elles peuvent décrédibiliser l'usage des statistiques dans leur ensemble, corroborant ainsi l'adage populaire selon lequel « on peut faire dire à un chiffre une chose et son contraire », ce qui n'est pourtant, bien sûr, pas souhaitable. Les qualités pédagogiques de l'ouvrage peuvent néanmoins encourager le lecteur citoyen à être plus attentif aux statistiques, à leur construction et à leur interprétation. Parions, par optimisme, pour cette deuxième orientation.
Produire des chiffres, rationaliser, évaluer... sont des intentions louables et des activités dont on ne peut se passer. Mais ce sont des activités compliquées, étant données la multiplicité des facteurs intervenant dans les phénomènes politiques et sociaux, et la difficulté à les isoler les uns des autres. Pour progresser dans la production et l'utilisation de statistiques sociales, il est nécessaire qu'elles soient transparentes et accessibles. C'est une dérive de notre société hypermédiatique que de vouloir tenir des discours simples sur des faits complexes et multidimensionnels. Il faut changer les habitudes ; l'enjeu est de taille. Il passe notamment par l'exigence de rendre tous les citoyens mieux avertis, plus critiques, ce à quoi ce livre peut contribuer. Il invite ainsi à un combat pour la restauration de l'indépendance de l'information statistique, indispensable dans une démocratie, et dont les auteurs dénoncent l'actuelle mise en danger ; au delà des manipulations bien répertoriées consistant à utiliser des chiffres à mauvais escient, ils en donnent pour preuve le remplacement des directeurs de plusieurs institutions productrices de statistiques publiques par des proches du pouvoir (ANPE, Acoss, Dares, etc.).

Les auteurs mettent en garde contre le tout quantitatif, pourtant recherché par la LOLF (loi organique relative aux lois de finances), et militent pour l'accompagnement obligatoire des chiffres par des analyses qualitatives. Dans ce cadre, la parole doit être donnée aux associations qui connaissent le terrain mieux que les politiques et peuvent interpréter avec un plus grand discernement certains chiffres décrivant les faits sociaux. Ces associations savent, par exemple, que la baisse du nombre de bénéficiaires de l'AME (Aide Médicale d'État) ne signifie pas forcément une diminution du nombre d'étrangers sans papier. En effet « les conditions d'accès à l'AME ont été durcies dans le cadre de la 'rénovation' de l'AME, puisque l'étranger doit maintenant prouver qu'il réside en France depuis trois mois, entraînant une baisse du nombre de bénéficiaires sans grand rapport avec l'immigration clandestine » (p. 142). Ce sont des associations qui « ont également pointé le danger de centrer la lutte contre la pauvreté sur les seules personnes proches du seuil de pauvreté » (p. 106). Elles s'insurgent contre le rôle assigné au RSA de faire franchir ce seuil à 700 000 personnes en se contentant d'augmenter leurs revenus de quelques euros. Elles critiquent la polarisation sur l'indicateur central comptabilisant le nombre de pauvres et exigent « que soit également suivie l'intensité de la pauvreté afin de mesurer les conséquences de la politique gouvernementale sur les plus exclus » (p. 107).

Produire de l'information statistique est un service public : il ne concerne pas que les statisticiens mais tout citoyen. Chacun doit pouvoir savoir à quoi correspond exactement chaque chiffre. Pour pouvoir prendre part au débat politique en connaissance de cause, chacun doit pouvoir accéder aux méthodes de production des statistiques publiques. Ce livre favorise cet accès et participe ainsi aux efforts en ce sens de l'association Pénombre [1] et des cafés de la statistique de la SFdS (Société Française de Statistique), à la condition, que nous appelons de nos v½ux, qu'il ne soit pas lu que par des statisticiens.

par Marion Selz [02-09-2009]

# Posté le vendredi 04 septembre 2009 04:36

La concurence libre et non faussée voilà ce que c'est :


Les cliniques privées déclenchent les hostilités face à l'hôpital public. La Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) lance l'« hostocomparateur » pour « balayer l'idée que le secteur privé serait plus cher pour la collectivité que le public ».

Avec des couleurs vives et un design accrocheur, le site présente le coût comparatif de 50 interventions classiques, de A comme « accouchement par voie basse » à T comme « troubles vasculaires périphériques » avec à chaque fois en rouge l'économie pour la sécu : 398,64 euros dans le premier cas, 1 299,63 euros dans le dernier.

S'exprimant au nom de l'intérêt général, les cliniciens lancent dans le même temps une pétition et mettent en avant le fait que « Si l'hôpital baissait ses prix, la collectivité économiserait 1,36 milliard d'euros par an ».
Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée, Jean-Loup Durousset, défend ainsi son projet :

« Depuis la mise en place de la tarification à l'activité dite T2A en 2004, on nous a parlé de la convergence tarifaire. Elle a été repoussée à 2018...

Pour nous, il y a un problème d'équité de traitement entre les acteurs. Nous aussi, nous remplissons des missions de service public (le secteur privé compte 134 services d'urgence et 65 services de réanimation, plusieurs unités de néonatalogie), si on a les mêmes devoirs, on doit avoir les mêmes droits. »

Il met en avant un prix globalement 37% supérieur dans le public que dans le privé, selon un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) réalisé en 2006.
Les hospitaliers furieux par la méthode utilisée

Un discours qui fait bondir la Fédération hospitalière de France. Pour cette dernière, « on ne peut comparer que ce qui est comparable » : où sont les tarifs incluant l'impact de l'accueil des plus précaires, de la permanence des soins et de la recherche ?

La FHF, qui organise mardi une conférence de presse pour contre-attaquer, a dores et déjà cinq critiques principales à formuler :

* seulement 50 actes sont choisis sur 2 100 au total, et ce sont les actes les plus courants dans les cliniques. Or l'hôpital est le seul à accueillir ce qui est rare et aléatoire, il « fait par définition tout ce que les autres ne font pas, car c'est trop cher », répète la FHF.
* des erreurs factuelles ont été relevées au moins sur deux cas : les cliniques oublient d'intégrer honoraires médicaux sur les soins paliatifs et accouchements avec complication, assure la FHF.
* les cliniques privées se sont bien gardées d'ajouter les dépassements honoraires des médecins libéraux et les suppléments chambres seuls qui coûtent cher... mais aux mutuelle.
* les prestations d'imagerie et de biologie très souvent réalisées en dehors et facturées à la Sécu seraient exclues du calcul, ce que contestent les cliniques.
* Enfin, la compareraison acte par acte n'a pas de sens alors que cliniques comme hôpitaux sont des structures globales, incluant services d'urgences et menant des actions de prévention.

Les cliniques renvoient l'hôpital à ses propres contradictions, rappelant que « lui aussi a ses consultations privées avec dépassement d'honoraires », et jure s'être basé sur le journal officiel pour relever ses tarifs.

A vous de comparer et de nous envoyer vos impressions !

Acte médical........................................................................... hôpital public..............................Clinique privée

Accouchement par voie basse............................................ 3140,72 ¤...................................... 2742,08 ¤

Accouchement par voie basse
avec complications.................................................................3985,73 ¤......................................3162,41 ¤

Affection de l'ante partum (grossesse)
(avec chirurgie ou non) avec complications.......................2644,64 ¤......................................1539,45 ¤

Affection de l'ante partum (grossesse)
(avec chirurgie ou non) sans complications........................1355,48 ¤......................................863,10 ¤

Affections malignes du système hépato-
Billiaire ou du pancréas.........................................................5032,89 ¤...................................... 3318,75 ¤

Appendicectomies compliquées......................................... 3299,78 ¤.......................................1990,91 ¤

Appendicectomies non compliquées................................. 2411,88 ¤.......................................1577,72 ¤

Gastroentérite et maladies du tube digestif
(plus de 17 ans).......................................................................2079,30 ¤......................................1396,51 ¤

Interventions sur la peau, sous-cutanées,
seins, ambulatoire..................................................................730,56 ¤.........................................256,18 ¤

Interventions sur la peau, sous-cutanées,
Seins.........................................................................................1690,53 ¤.......................................711,52 ¤

Interventions sur le rachis (vertèbres)............................... 3756,59 ¤.......................................2381,36 ¤

Pathologies rachidiennes traitements médical.................1105,40 ¤.......................................673,49 ¤

Prothèses de Hanche............................................................ 5505,01 ¤......................................4243,53 ¤

Tumeurs malignes du tube digestif.....................................5158,04 ¤......................................3147,04 ¤

Césariennes............................................................................ 3986,39 ¤......................................3290,55 ¤

Chimiothérapie pour tumeur en séances...........................385,77 ¤.........................................318,96 ¤

Chirurgie de revascularisation grave...................................15 426,58 ¤....................................9232,91 ¤

Chirurgie majeure de revascularisation..............................9523,12 ¤........................................6013,04 ¤

Cholécystectomies sans exploration de la voie
biliaire principale pour affections aigües............................3469,73 ¤......................................2570,89 ¤

Cholécystectomies sans exploration de la voie
biliaire principale à l'exception des affections aigües...... .3130,42 ¤.......................................2145,09 ¤

Embolies pulmonaires.............................................................4100,25 ¤......................................2759,28 ¤
Exentérations pelviennes, hystérectomies élargies
ou vulvectomies pour tumeurs malignes...........................5920,80 ¤.......................................3900,25 ¤

Greffes de peau et/ou parages de plaie à l'exception
des ulcères cutanés et cellulites ..........................................2726,05 ¤.......................................1816,34 ¤

Hystérectomies......................................................................3456,55 ¤.......................................2633,69 ¤

Infections des reins et des voies urinaires,
âge supérieur à 17 ans...........................................................1587,20 ¤.......................................951,12 ¤

Insuffisances cardiaques et états de choc circulatoire.....2864,96 ¤.......................................1851,28 ¤

Interventions majeures sur l'intestin grêle et le côlon.....7033,51 ¤.......................................5048,41 ¤

Interventions réparatrices pour hernies et éventrations
à l'exception des hernies inguinales et crurales,
âge supérieur à 17 ans...........................................................2891,86 ¤......................................2082,22 ¤

Interventions sur l'avant-bras..............................................1985,22 ¤.......................................1430,97 ¤

Interventions sur l'intestin grêle et le côlon graves..........12 625,63 ¤...................................7731,55 ¤

Interventions sur la hanche et le fémur pour
traumatismes récents, âge supérieur à 17 ans...................6630,40 ¤.....................................5329,36 ¤

Interventions sur la jambe, âge supérieur à 17 ans..........3877,76 ¤.......................................2497,57 ¤

Interventions sur la rétine.....................................................2731,67 ¤......................................1833,45 ¤

Interventions sur le bras, coude et épaule.........................3156,95 ¤.......................................2171,64 ¤

Interventions sur le pied, âge supérieur à 17 ans..............2782,39 ¤.......................................1812,78 ¤

Interventions sur le système utéroannexiel pour
des affections non malignes, autres que
les interruptions tubaires.....................................................2615,54 ¤......................................1601,50 ¤

Mastectomies subtotales pour tumeur maligne...............2863,88 ¤.......................................2181,47 ¤

Mastectomies totales pour tumeur maligne......................3845,33 ¤......................................2559,04 ¤

Occlusions intestinales non dues à une hernie..................3310,41 ¤......................................2171,02 ¤

Pneumonies et pleurésies banales,
âge supérieur à 17 ans..........................................................1538,25 ¤......................................1136,66 ¤

Prélèvements d'ovocytes, en ambulatoire.........................1204,94 ¤......................................490,61 ¤

Prothèses de genou...............................................................5686,76 ¤.......................................4630,86 ¤

Prothèses de hanche pour traumatismes récents.............6176,69 ¤....................................4831,03 ¤

Résections osseuses localisées et/ou ablation de matériel
de fixation interne autre que hanche et fémur.................1454,47 ¤......................................1100,99 ¤

Résections osseuses localisées et/ou ablation de
matériel de fixation interne autre que
hanche et fémur, en ambulatoire........................................1165,15 ¤......................................573,59 ¤

Résections rectales graves....................................................13 415,51 ¤...................................8580,82 ¤

Séjours comprenant une endoscopie digestive
diagnostique et anesthésie, en ambulatoire......................740,29 ¤........................................604,64 ¤

Soins palliatifs, avec ou sans acte........................................4275,33 ¤......................................3973,41 ¤

Transfusions, en séances...................................................... 697,10 ¤.........................................550,05 ¤

Troubles vasculaires périphériques.....................................3658,91 ¤......................................2359,28 ¤

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 06:54

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 16:12

Hôpital public vs cliniques privées...

Voici ce que dis le lobby privé :

hostocomparateur.com

titre_notre action

Notre modèle de protection sociale, fondé sur une solidarité sans faille et sur notre secteur hospitalier qui combine établissements publics et privés, est reconnu dans le monde entier comme étant un des plus performants et un des plus efficaces.

Pourtant, aujourd'hui, ce modèle est en danger. Notre Sécurité Sociale plonge chaque année dans un déficit abyssal. Des solutions simples aux effets immédiats existent.

Par exemple, qu'est-ce qui justifie encore qu'un accouchement coûte à la Sécurité sociale 3140 ¤ 1 à l'hôpital public et seulement 2742 ¤ 2 dans une clinique ? Pourquoi faire perdurer une telle inégalité de traitement, injustifiée et coûteuse ? Un accouchement, sans difficulté particulière, se déroule dans les mêmes conditions techniques, les mêmes contraintes et les mêmes obligations, qu'il soit effectué au sein d'un hôpital ou dans une clinique. De nombreux actes n'engendrent pas ou peu de recherche et ne portent en eux aucune spécificité sociale qui pourrait justifier un tarif adapté.

C'est pourquoi nous demandons aujourd'hui aux pouvoirs publics de mettre en place un tarif unique pour ces prestations hospitalières standards. Nous avons distingué 50 actes médicaux et prises en charge – consultables sur l'hostocomparateur – qui pourraient, dans un premier temps, faire l'objet d'un même tarif, créant ainsi les conditions d'un nouveau modèle économique qui garantirait l'avenir de notre système de santé.

En un an, une telle disposition permettrait une économie de 1,4 milliard d'euros.

Si cette initiative vous semble pertinente et juste, venez-vous engager à nos côtés en signant notre pétition qui sera remise au Président de la République.


Le tarif unique, quel intérêt pour les patients ?

Depuis quelques années, la spirale inflationniste des prélèvements sociaux a été stoppée. Les différents gouvernements ont opté pour une nouvelle stratégie qui se traduit malheureusement par une détérioration des conditions de remboursement.

Lutter contre le déficit c'est d'abord permettre à la Sécurité Sociale de retrouver un équilibre pérenne et de pouvoir reconquérir progressivement le terrain perdu (ticket modérateur, franchise...).
C'est également permettre aux mutuelles de pouvoir prendre élargir leur prise en charge en profitant des économies ainsi réalisées.
Au final, pour chacun d'entre nous, c'est être mieux pris en charge et mieux remboursés.


Et les dépassements d'honoraires ?

Si le dépassement d'honoraire concerne la trilogie médecin / patient / mutuelle, la clinique privée y est indirectement liée puisque c'est elle qui édite les factures et encaisse les paiements, même si ces dépassements ne lui profitent pas directement.

Tout d'abord, il faut relativiser le poids des dépassements d'honoraires dans le secteur privé (470 millions d'euros en 2005) puisqu'il ne représente moins de 0,3% du budget annuel des dépenses de santé (206 milliards d'euros en 2008) des Français.

Ensuite, les dépassements d'honoraires sont la conséquence du blocage des revenus des professions médicales libérales depuis plusieurs années. Le gouvernement a décidé de s'en préoccuper et toute clarification de cette situation ne peut profiter qu'à toutes les parties.

Dans notre comparateur, nous avons intégré les dépassements d'honoraires et même avec ceux-ci, le secteur privé coûte en moyenne 40% de moins à la Sécurité Sociale.

1 Source ATIH – Ministère de la Santé - 2008

2 Source ATIH – Ministère de la Santé (Honoraires des praticiens et frais d'analyse inclus)– 2008


Voici la réponse des hôpitaux publics :

Comparaison des hôpitaux et des cliniques : pas les mêmes prestations, pas les mêmes tarifs

Paris , le 30 Juin 2009

La Fédération Hospitalière de France dénonce la campagne de communication organisée par les cliniques commerciales pour obtenir une hausse de leurs tarifs. Elle tient à souligner que les exemples avancés démontrent clairement l'inanité des arguments employés :

1. Un écart de tarif de 398 euros en matière d'obstétrique...sans tenir compte bien-sûr des dépassements d'honoraires facturés par les libéraux qui ont dépassé l'an dernier deux milliards d'euros, contre environ cent millions dans les établissements publics. Pour les Français, qui y seront soignés quel que soit leur revenu, c'est l'hôpital public qui est la solution la moins coûteuse.
2. Un écart de tarif de 1351 euros pour une embolie pulmonaire... sans préciser l'importance pour cette pathologie des services d'Urgences et Réanimation dont seuls disposent les hôpitaux publics. Pour les Français, qui auront accès à un plateau technique de pointe, c'est l'hôpital public qui est la solution la plus sûre.
3. Un écart de tarif de 850 euros pour une appendicectomie...qui rappelle surtout, comme l'exemple avancé plus loin des drains transtympaniques, l'importance des écarts de pratique médicale entre les secteurs. Ce n'est pas la multiplication des actes médicaux, mais leur pertinence, qui permettra à la Sécurité Sociale de retrouver l'équilibre. Pour les Français, c'est à l'hôpital public que l'on trouvera l'application la plus rigoureuse des référentiels de qualité.
4. Des écarts imaginaires dans de nombreux autres cas car, contrairement aux affirmations, ils ne tiennent pas compte des honoraires médicaux (ainsi des soins palliatifs où l'écart est de 302 euros et non de 1585 euros) ou des examens d'imagerie ou de biologie dont le coût doit être ajouté aux tarifs des cliniques .

Si les cliniques commerciales ont des tarifs souvent plus faibles, c'est parce qu'elles choisissent les pathologies les plus rentables et parce que les missions assurées par les hôpitaux publics ne sont pas correctement financées.

Dès qu'une activité est déficitaire (Réanimation, unité neurovasculaire, pédiatrie, soins aux diabétiques...), c'est en effet l'hôpital public qui l'assume, comme il est le seul à accueillir les patients les plus fragiles et ceux qui ont besoin des soins les plus lourds, comme il sera le seul à faire face demain aux risques de pandémie, même s'il ne s'agit pas d'une activité rentable.

En cette période de crise, l'urgence est bien de conforter les structures qui accueillent tous les patients, vingt-quatre-heures sur vingt-quatre, sans discrimination, pas d'augmenter la rémunération des actionnaires des cliniques. Le seul actionnaire des hôpitaux publics, c'est le patient.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le jeudi 02 juillet 2009 07:04

Modifié le jeudi 02 juillet 2009 16:13